“On m’a volé mon tournevis”. Devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, mercredi 23 septembre, le prévenu a contesté le cambriolage d’un logement rue Pourcher, le 14 novembre 2025. Son ADN avait pourtant été retrouvé sur un tournevis utilisé pour l’effraction, et son téléphone avait borné sur place.
Même dénégation pour le vol dans une voiture, le 4 mai, près de la rue Blatin, malgré la présence d’un équipage de la brigade anticriminalité. Selon lui, la vitre était déjà brisée et il aurait simplement pris un sac à dos avant de le reposer.
Il a en revanche admis avoir volé la trottinette d’un lycéen dans le garage à vélos de Blaise-Pascal, le 11 mars. Une caméra l’avait filmé. Interrogé sur les cinq trottinettes ensuite découvertes chez lui, dont deux signalées volées, ainsi que sur deux grands coupe-boulons, il a assuré ignorer leur provenance.
Déjà condamné cinq fois pour vol depuis 2018, l’homme souffre de schizophrénie et d’une dépendance au cannabis. Une expertise a conclu à une altération de son discernement au moment des faits. Le procureur, qui jugeait ses actes réfléchis, avait requis quinze mois de prison. Son avocat a invoqué sa maladie et sa grande précarité.
Le tribunal l’a condamné à un an de prison ferme, avec maintien en détention.









