La jeune femme a aujourd’hui 20 ans et n’a plus de contact avec son père. Après une scolarité chaotique, elle a connu des troubles du sommeil, des difficultés de concentration et plusieurs tentatives de suicide. Elle a aussi décidé de changer de nom.
L’affaire remonte à 2009. Ses parents, séparés peu après sa naissance, partageaient alors sa garde dans le cadre du droit de visite du père. À trois ans et demi, une remarque de l’enfant à son demi-frère conduit sa mère à porter plainte. La procédure est classée sans suite et le père conserve son droit de visite.
Une nouvelle plainte déposée en 2017 ne débouche pas non plus sur des poursuites pour les agressions dénoncées.
Lors d’une perquisition, les enquêteurs découvrent toutefois plus d’un millier d’images pédopornographiques chez le père. Il est condamné pour leur détention en 2019, puis de nouveau en 2025, cette fois pour 7 000 fichiers pédopornographiques.
La plainte avec constitution de partie civile déposée par la mère conduit au procès. Malgré le récit de sa fille, le père nie l'inceste et accuse son ex-compagne de vouloir lui nuire.
Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal le condamne à sept ans de prison, avec mandat de dépôt à effet différé, ainsi qu’à trois ans de suivi sociojudiciaire. Il lui est interdit de contacter la victime et d’exercer une activité auprès de mineurs pendant cinq ans.
Sa défense a toutefois annoncé son intention de faire appel selon La Montagne.









