Une mesure qui concernera les établissements volontaires, y compris en Auvergne, et qui marque une rupture avec la ligne retenue par l’État.
Alors que le gouvernement privilégie un encadrement partiel de l’usage du téléphone, reposant sur des zones et des conditions spécifiques, l’exécutif régional a opté pour une interdiction complète au sein des établissements participants. Pour la Région, cette décision vise à offrir un cadre scolaire "clair et protecteur" aux lycéens.
Les modalités pratiques seront laissées à l’appréciation de chaque lycée : installation de casiers sécurisés, pochettes de rangement ou autres dispositifs adaptés. La collectivité régionale accompagnera les équipes éducatives tout au long de l’expérimentation, en lien avec la communauté scolaire.
Selon la Région, cette initiative répond à plusieurs enjeux : limiter les interruptions pendant les cours, améliorer la concentration des élèves, réguler le temps passé devant les écrans et lutter contre le harcèlement. Fabrice Pannekoucke, président de la Région, pointe notamment les effets négatifs des réseaux sociaux et des téléphones sur la jeunesse.
Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la collectivité, assume pour sa part une divergence avec la politique nationale : "Là où l’État recule, nous fixons un principe clair : aller vers l’interdiction totale des téléphones portables dans l’enceinte des lycées".
L’expérimentation devra permettre d’évaluer les effets concrets de cette interdiction avant d’éventuelles décisions à plus long terme.









