Alcool interdit à la vente la nuit : la Ligue des droits de l’Homme déboutée à Clermont-Ferrand


Alcool interdit à la vente la nuit : la Ligue des droits de l’Homme déboutée à Clermont-Ferrand


Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de la Ligue des droits de l’Homme visant à suspendre l’arrêté municipal interdisant la vente et la consommation d’alcool à emporter entre 22h et 8h dans plusieurs secteurs de la ville. L’association devra également verser 1 200 euros à la commune.

Nouvelle décision de justice favorable à la Ville de Clermont-Ferrand dans le bras de fer qui l’oppose à la Ligue des droits de l’Homme.

L’association avait saisi en référé le tribunal administratif afin d’obtenir la suspension de l’arrêté municipal du 8 juin 2026, qui interdit la vente et la consommation d’alcool à emporter entre 22h et 8h dans plusieurs secteurs de Clermont-Ferrand.

Le juge des référés a finalement rejeté sa requête. La Ligue des droits de l’Homme a également été condamnée à verser 1 200 euros à la Ville, au titre des frais de justice.

Julien Bony se félicite de la décision

Le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, voit dans cette décision une validation de la politique municipale menée en matière de tranquillité publique.

"La consommation excessive d’alcool est souvent la cause d’agressions, de violences et de troubles à l’ordre public. Notre responsabilité est d’agir, de prendre les mesures nécessaires pour protéger les Clermontois", déclare-t-il.

La municipalité rappelle qu’il s’agit du deuxième revers judiciaire en quelques semaines pour la Ligue des droits de l’Homme.

En juin, l’association avait déjà contesté un autre arrêté municipal, pris le 10 juin, instaurant durant la Coupe du monde de football un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés entre 23h et 7h. Cette précédente démarche avait également été rejetée par la justice, selon la Ville. Julien Bony estime que cette mesure avait "montré sa pertinence et son efficacité", faisant valoir l’absence d’"incident" ou de "débordement" pendant la compétition.

"À chaque fois que cela sera nécessaire, je prendrai les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité et la tranquillité publique à Clermont-Ferrand", conclut le maire.