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Aïd-el-Kebir : la préfecture interdit le transport d’ovins par des particuliers jusqu’au 8 juin

Aïd-el-Kebir : la préfecture interdit le transport d’ovins par des particuliers jusqu’au 8 juin
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À l’approche de l’Aïd-el-Kebir, la préfète du Puy-de-Dôme veut prévenir les abattages clandestins et les transports illégaux d’animaux. Un arrêté a été pris en ce sens.

La préfecture du Puy-de-Dôme prend des mesures à l’approche de l’Aïd-el-Kebir. Un arrêté préfectoral interdit jusqu’au 8 juin 2026 la détention et le transport d’ovins par toute personne non déclarée auprès du service d’identification et de traçabilité des animaux d’élevage.

La mesure vise à éviter les "abattages clandestins" et les transports ne respectant pas les règles de bien-être animal.

L’arrêté interdit notamment :

    •    le transport d’ovins par des particuliers non agréés
    •    la détention d’animaux non déclarés
    •    la cession d’un ruminant par un éleveur à un particulier

Les animaux concernés sont les ovins, mais aussi les bovins et les caprins.

Les déplacements vers un vétérinaire restent autorisés.  

Achat de viande : les règles rappelées

La préfecture rappelle que les particuliers souhaitant acheter un animal abattu rituellement doivent passer par un éleveur déclaré, un abattoir agréé ou une boucherie spécialisée.

Elle souligne également qu’aucun abattoir du Puy-de-Dôme n’est autorisé à pratiquer l’abattage rituel sans étourdissement. Les éleveurs doivent donc se tourner vers des établissements de départements voisins.

Les services de l’État alertent aussi sur les risques sanitaires liés à l’importation illégale de viande, aux carcasses non inspectées, sans oublier la propagation possible de la fièvre aphteuse.

Seules les viandes portant "l’estampille de salubrité" peuvent être consommées "sans danger", rappelle la préfecture.

Les personnes qui ignoreront ces consignes sont prévenues, le non-respect de la réglementation peut entraîner 750 euros d’amende pour transport non conforme, jusqu’à 6 mois de prison et 15 000 euros d’amende pour un abattage rituel illégal, et jusqu’à 1 500 euros d’amende pour la vente de carcasses sans contrôle sanitaire.

La préfète Anne Frackowiak-Jacobs appelle enfin au respect de ces mesures "visant à protéger la santé de tous".


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