Votre ville : CLERMONT-FERRAND | Changer de ville

"Un acte d’urgence" : quatre espèces menacées arrivent au Parc animalier d’Auvergne

"Un acte d’urgence" : quatre espèces menacées arrivent au Parc animalier d’Auvergne
DR

Le Parc animalier d’Auvergne poursuit sa transformation avec l’arrivée de quatre nouvelles espèces menacées, dans un contexte de crise mondiale de la biodiversité.

Le cap est clair : ne plus être un simple parc, mais un refuge. À Ardes-sur-Couze, le Parc animalier d’Auvergne annonce l’arrivée de quatre nouvelles espèces menacées, toutes inscrites sur la liste rouge de l’UICN.  

Parmi elles : le tamarin lion à tête dorée, l’addax, le tur du Caucase et le tamarin de Goeldi. Des espèces dont certaines sont aujourd’hui proches de l’extinction à l’état sauvage.

Ces arrivées s’inscrivent dans le projet "Horizon 2028", qui vise à faire du site le premier parc zoologique au monde entièrement dédié aux espèces menacées. Une ambition assumée dans un contexte de déclin accéléré de la biodiversité.

Accueillir ces animaux "n’est pas un choix esthétique ou symbolique : c’est un acte d’urgence", souligne le parc.  

Derrière ces quatre espèces emblématiques, ce sont en réalité des dizaines d’animaux supplémentaires qui rejoignent le parc chaque année, avec un objectif : constituer un véritable "refuge génétique" et participer concrètement à la préservation des espèces.

Certaines situations illustrent cette urgence. L’addax, antilope du désert, est aujourd’hui en danger critique d’extinction, quasiment disparu à l’état sauvage. Le tur du Caucase est lui menacé par la pression humaine et la dégradation de son habitat, tandis que les deux espèces de tamarins subissent directement les effets de la déforestation.  

En 2026, le parc prévoit ainsi l’accueil de 40 nouveaux animaux menacés, poursuivant sa transformation engagée depuis plusieurs années.

Plus qu’une évolution, le Parc animalier d’Auvergne revendique un changement de modèle : passer de l’exposition à la conservation, dans un contexte où certaines espèces pourraient disparaître à court terme.