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"Le loup n’est plus marginal" : de nouvelles communes du Puy-de-Dôme passent en zone de prédation avérée

"Le loup n’est plus marginal" : de nouvelles communes du Puy-de-Dôme passent en zone de prédation avérée
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Face à la progression du loup et à plusieurs attaques récentes, l’État élargit le dispositif d’aides dans le Puy-de-Dôme. Six nouvelles communes basculent en zone à risque, et tous les éleveurs peuvent désormais être accompagnés.

Le retour du loup dans le Puy-de-Dôme n’est plus une hypothèse, mais une réalité qui s’installe. Face à la multiplication des indices de présence et à plusieurs attaques récentes, la préfecture a décidé de renforcer son dispositif de soutien aux éleveurs, en élargissant les zones à risque et les aides disponibles.

Jusqu’ici cantonnée à certaines zones bien identifiées, la menace s’étend progressivement. Après plusieurs constats d’attaques où "le loup n’a pas pu être écarté", six nouvelles communes (Cournols, Le Vernet-Sainte-Marguerite, Mazayes, Saint-Nectaire, Saint-Ours et Saint-Priest-des-Champs) basculent en "cercle 2", c’est-à-dire en zone de prédation avérée.

Un classement qui vient s’ajouter aux 77 communes déjà concernées et qui confirme une tendance : le loup s’implante durablement dans le département.

Un dispositif élargi à tous les éleveurs

Conséquence directe de cette progression, l’État change d’échelle. Désormais, toutes les exploitations du Puy-de-Dôme deviennent éligibles à des aides, même en dehors des zones les plus exposées. Dans le détail, les éleveurs pourront bénéficier de financements importants pour protéger leurs bêtes.

Jusqu’à 80% des dépenses peuvent être prises en charge pour l’achat de chiens de protection ou l’installation de dispositifs comme des parcs électrifiés. Et pour les exploitations situées en zone à risque, certaines mesures comme les études de vulnérabilité ou l’accompagnement technique peuvent être financées à 100%.

Derrière ces annonces, c’est toute une filière qui se trouve concernée. L’élevage ovin et caprin, particulièrement exposé, doit désormais composer avec un prédateur revenu durablement dans le paysage.

Les éleveurs ont toutefois jusqu’au 31 juillet prochain pour déposer leur demande d’aide via la plateforme dédiée.


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