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La sénatrice du Puy-de-Dôme, Marion Canalès, veut limiter la vente du "gaz hilarant"

La sénatrice du Puy-de-Dôme, Marion Canalès, veut limiter la vente du "gaz hilarant"
Cartouche de protoxyde d'azote dans la rue © RVA

Mis en cause dans de nombreux accidents de la route, le protoxyde d'azote connaît une utilisation détournée par le grand public. Appelé "gaz hilarant", sa consommation pure entraîne un vrai danger pour la santé.

C'est un fléau invisible qui va entrer en débat. Le protoxyde d'azote, gaz utilisé dans les domaines de l'industrie, du médical et de la gastronomie, a vu son utilisation détournée depuis quelques années. Ce jeudi, la sénatrice du Puy-de-Dôme, Marion Canalès, a fait passer une proposition de loi interdisant sa vente aux particuliers. Une manière de limiter sa propagation dans la société.

Des accidents multipliés par 40

Marion Canalès, sénatrice socialiste puydômoise, veut s'emparer du fléau du "gaz hilarant". À l'origine, le protoxyde d'azote est connu pour être utilisé dans les siphons à chantilly ou comme solution anesthésiante en médecine. Problème, sa vente au grand public a créé une nouvelle dépendance, notamment chez les jeunes adultes.

Grâce à des ballons de baudruche ou directement depuis les petites bonbonnes, le N2O a des effets délétères pour les consommateurs. D'après Marion Canalès, le nombre d'accidents de la route impliquant le protoxyde d'azote a été multiplié par 40 depuis 2020. Dans une étude de Santé Publique France, datant de 2022, 14 % des 18-24 ans déclarent en avoir déjà consommé. Problème : sa consommation est dangereuse pour la santé avec des risques sévères sur le système nerveux et cardiovasculaire.

Le gouvernement saisi

Ce jeudi 26 février, la sénatrice du Puy-de-Dôme a présenté son projet de loi au Sénat. Celui-ci a été adopté et la proposition sera présentée au gouvernement pour qu'il fasse l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale. Dans son texte transpatisan, Marion Canalès veut dire "non à la banalisation pour poser des limites".

En 2025, les sénateurs avaient déjà légiféré sur l'usage détourné du protoxyde d'azote avec une sanction qui s'élève à un an de prison et 3.700 euros d'amende. Sa vente est également interdite aux mineurs.

X.GRUMEAU