Non, ce n'est pas qu'un ressenti. L'année 2025 a bel et bien été compliqué pour se déplacer à Clermont-Ferrand. D'après les relevés du site spécialisé TomTom, les Clermontois ont passé bien plus de temps dans leur voiture qu'en 2024. Il faut dire que le chantier Inspire a pris de la place sur les voies de circulation et cela se voit dans les chiffres.
18 minutes pour 10 kilomètres
Au classement national, Clermont-Ferrand se place au 6e rang des villes les plus congestionnées de France. Là-dessus, la préfecture du Puy-de-Dôme conserve le même rang que l'an dernier.
Dans le détail, c'est le pourcentage de congestion qui est le plus important pour établir le classement. En 2025, le niveau de congestion de Clermont-Ferrand s'élève à 38,9 % contre 31 % en 2024. Là encore, les rues clermontoises étaient bien plus embouteillées l'an dernier.

Capture d'écran - TomTom
Autre donnée qui illustre les embouteillages de la ville : le temps nécessaire pour parcourir 10 kilomètres. En 2024, il fallait 16'54 pour réaliser cette distance. En 2025, la durée s'allonge à 18'01.
66 heures dans les bouchons
En moyenne, les conducteurs clermontois ont perdu 66 heures dans les embouteillages en 2025, c'est 13 heures de plus qu'en 2024 et 18 heures de plus qu'en 2023. Sur cette donnée, Clermont-Ferrand est 16ᵉ au niveau national, loin derrière le trio de tête mené par Lyon (121 h), Nancy (116 h) ou encore Paris (109 h).
Même constat sur le plan de la métropole clermontoise. L'an dernier, il fallait 13'13' pour parcourir 10 kilomètres, c'est 3'42 de plus qu'en 2024 (9'41). Avec la fin des travaux du projet InspiRe, les automobilistes peuvent espérer une amélioration pour condition de circulation. Mais le nouveau schéma urbain donnant la priorité aux bus risque de ralentir encore un peu plus les voitures.









