Il ne pourra plus remettre les pieds à Marsat pendant cinq ans. C'est l'une des sanctions prononcées contre un jeune homme de 18 ans, reconnu coupable de violences sur la maire de cette commune du Puy-de-Dôme.
Les faits remontent au 30 août dernier. Anne-Catherine Lafarge était intervenue auprès de membres de la communauté des gens du voyage pour empêcher l'arrivée de nouvelles caravanes sur un terrain agricole déjà occupé.
La situation avait dégénéré lorsqu'un jeune conducteur, souhaitant accéder à la parcelle, s'était emporté contre l'élue avant de la pousser violemment au sol.
La maire avait été blessée aux genoux et aux poignets, avec une incapacité totale de travail de trois jours.
280 heures de travaux d'intérêt général
Jugé vendredi en comparution immédiate après un premier report de son procès, le prévenu a globalement reconnu les faits.
Selon La Montagne, il a expliqué avoir pensé être autorisé à rejoindre sa famille sur le terrain et affirmé ne pas avoir voulu blesser la maire.
La procureure avait requis dix mois de prison avec sursis probatoire et 280 heures de travaux d'intérêt général.
Le tribunal a finalement prononcé 280 heures de travaux d'intérêt général, assorties de quatre mois de prison en cas de non-exécution.
Le jeune homme s'est également vu interdire de séjourner à Marsat pendant cinq ans.
Enfin, il devra verser un euro symbolique à Anne-Catherine Lafarge en réparation de son préjudice moral, ainsi qu'un euro symbolique à l'association des maires du Puy-de-Dôme. Cette dernière recevra également 1 000 euros au titre de ses frais de défense.










