La place de la Victoire a accueilli au moins 500 manifestants lundi soir à Clermont-Ferrand. À l'appel de plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives, le rassemblement entendait dénoncer le racisme après l'attaque commise vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines.
Ce drame, qui a fait un mort et plusieurs blessés, a suscité une vive émotion parmi les participants. Les prises de parole ont débuté vers 18 h 30, devant une foule réunie au pied de la cathédrale.
Des accusations contre le climat politique actuel
Au fil des interventions, les représentants d'organisations de gauche ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une banalisation des idées racistes dans le débat public.
Des élus clermontois, des représentants de La France insoumise et du Collectif de lutte contre les extrêmes droites ont notamment mis en cause le rôle de certains médias, du Rassemblement national, de responsables politiques de droite et des institutions.
Selon ces intervenants, ce climat contribuerait à favoriser les violences visant les minorités. Il s'agit d'une analyse défendue par les organisateurs du rassemblement, et non d'une responsabilité établie dans l'attaque des Yvelines.
Le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a également été critiqué par plusieurs manifestants pour son absence de réaction publique au drame, selon les propos rapportés lors de la mobilisation.
Jean-Louis Borie, représentant du Syndicat des avocats de France, a particulièrement ciblé l'action de l'État et des forces de l'ordre.
"Il y a un racisme d’État, car l’Etat encourage les propos racistes, comme il protège les nazillons présents, samedi, dans nos rues de Clermont Ferrand" , a-t-il notamment déclaré.
Un rassemblement sous surveillance policière
Cette mobilisation intervenait également deux jours après la présence signalée d'un groupe d'ultradroite sur la place de la Victoire, samedi 24 octobre.
Un dispositif policier avait été déployé à proximité du rassemblement de lundi, notamment pour prévenir d'éventuelles perturbations. Aucun incident de ce type n'a été rapporté pendant la manifestation.
Entre les discours, les participants ont repris plusieurs chants et slogans antifascistes, accompagnés par une fanfare.
Le rassemblement clermontois s'inscrivait dans une série de mobilisations organisées en France après les faits survenus à Trappes et à La Verrière.









