Du sang contaminé à l’arbitrage Tapie, en passant par le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur, la Cour de justice de la République (CJR) a examiné plusieurs affaires retentissantes. Le sénateur du Puy-de-Dôme Éric Gold participera désormais à son fonctionnement comme juge suppléant, après son élection mardi 20 octobre, officialisée au Journal officiel.
Instituée en 1993 dans le sillage du scandale du sang contaminé, la CJR dispose d’une compétence exclusive pour juger les infractions commises par les membres du gouvernement dans leurs fonctions. Celles qui concernent leur vie privée restent du ressort des tribunaux ordinaires.
Cette cour réunit quinze juges : six sénateurs, six députés et trois magistrats de la Cour de cassation.
Pour Éric Gold, présent au Sénat depuis 2017, cette élection ajoute une responsabilité nationale à son mandat. Il appartient au Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), le plus ancien groupe du Palais du Luxembourg. Issu de la tradition radicale, celui-ci fédère différentes sensibilités attachées aux principes républicains, à la laïcité et à l’Europe. Ses membres bénéficient d’une large autonomie de vote, sans être systématiquement soumis à une consigne collective.









