Clermont-Ferrand se prépare à une nouvelle journée de mobilisation sous haute surveillance. Une semaine après les affrontements et les pillages survenus en marge des manifestations contre la vie chère, la préfète du Puy-de-Dôme, Anne Frackowiak-Jacobs, a décidé de renforcer les mesures de sécurité.
Du samedi 24 octobre à 6h au dimanche 25 octobre à 6h, tout regroupement ou rassemblement sera interdit dans un large périmètre du centre-ville.
Cette zone est délimitée par la place Delille, le boulevard Trudaine, le cours Sablon, le boulevard François-Mitterrand, le boulevard Pasteur, les rues Bonnabaud, Gabriel-Péri, Fontgiève, André-Moinier et Montlosier.
Les syndicats Force ouvrière et Solidaires avaient déposé vendredi une déclaration de manifestation. Mais la préfecture considère que cette démarche est intervenue trop tardivement pour permettre la sécurisation du cortège.
Un rassemblement statique pourrait néanmoins être autorisé en dehors du périmètre interdit.
Aucun tramway ni bus ce samedi à Clermont-Ferrand
Les conséquences de cette nouvelle journée de mobilisation ne se limiteront pas aux manifestations.
La Métropole annonce la suspension des bus et tramways du réseau T2C pour la journée de samedi. Le service de vélos en libre-service C.Vélo sera également interrompu.
Plusieurs équipements culturels situés dans le centre-ville resteront fermés, notamment le conservatoire et le musée Lecoq.
La collectivité demande par ailleurs aux habitants de rentrer leurs poubelles dès la fin de la collecte samedi matin, afin de limiter les risques de dégradations.
67 commerces pillés ou dégradés le 17 octobre
Ces décisions font suite aux violences qui avaient marqué la précédente mobilisation dans la capitale auvergnate.
Selon le bilan communiqué par la préfecture, 67 commerces avaient été dégradés ou pillés le 17 octobre.
Les affrontements avaient également fait 36 blessés parmi les policiers, un parmi les gendarmes et quatre blessés légers parmi les civils. Treize personnes avaient été interpellées.
Les autorités redoutent désormais de nouveaux troubles à l'ordre public lors de cet acte II de la mobilisation des Gilets jaunes, annoncé ce samedi dans plusieurs villes françaises.









