Un steak absent du réfrigérateur, une dispute et un homme blessé à l’arme blanche. Pour ces violences conjugales commises le 15 décembre 2025, une habitante de Beaumont a écopé de 90 jours-amende à 5 euros. Son casier judiciaire était jusqu’alors vierge.
Ce soir-là, les époux rentrent chez eux après avoir consommé beaucoup de bière. Le mari veut cuisiner un steak, mais ne le trouve pas. Il interroge sa femme, qui garde le silence.
L’altercation dégénère : elle reçoit une gifle à la pommette droite, puis le blesse à l’épaule avec un couteau pris sur le plan de travail. Face au saignement abondant, il appelle lui-même la police. Sa blessure lui vaudra dix jours d’ITT.
Un autre épisode impliquant un couteau s’était déjà produit quelques mois auparavant. Le mari, qui ne tient pas son épouse pour responsable de cette nouvelle blessure, n’a pas souhaité se constituer partie civile.
Durant l’enquête, il avait même évoqué un geste de légitime défense.
La prévenue nie tout geste volontaire : elle affirme avoir saisi le couteau pour se défendre des violences de son mari et attribue la blessure à une chute. Une version contredite, selon la présidente, par les constatations médicales. Elle conteste aussi le contrôle d’alcoolémie, malgré un taux de 0,76 g/l relevé par les policiers.
Le tribunal a déclaré la quadragénaire coupable.









