La sécheresse de l'été 2026 a laissé des traces dans les exploitations agricoles du Puy-de-Dôme. Face à la baisse des rendements, l'État a décidé d'accorder un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties à l'échelle de l'ensemble du département.
Dans un communiqué publié mardi 13 octobre, la préfecture annonce que cette mesure représente environ 6,6 millions d'euros de réduction d'impôt pour les terres agricoles concernées.
Jusqu'à 70 % de pertes retenues pour les vignes
Les services de l'État ont évalué les dommages selon les différentes productions agricoles, avec l'appui de la Direction départementale des territoires (DDT).
Trois taux de pertes ont été retenus pour calculer les dégrèvements :
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70 % pour les vignes, particulièrement affectées par les conditions météorologiques ;
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50 % pour les prairies ;
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35 % pour les cultures.
Ces pourcentages servent de référence au calcul des réductions fiscales. Ils ne correspondent pas nécessairement à la perte constatée dans chaque exploitation.
Le dispositif concerne tout le Puy-de-Dôme, et pas uniquement les communes ayant subi les épisodes de sécheresse les plus marqués.
Aucune démarche à effectuer pour les agriculteurs
Les exploitants concernés n'auront pas besoin de déposer une demande. Les dégrèvements seront appliqués automatiquement par la Direction départementale des finances publiques.
Le calendrier dépendra toutefois du mode de paiement choisi.
Pour les contribuables non mensualisés, le prélèvement prévu le 26 octobre tiendra directement compte de la réduction accordée : seul le montant restant dû sera prélevé.
Les agriculteurs mensualisés verront quant à eux leur solde de taxe foncière prélevé le 15 octobre et bénéficieront automatiquement du dégrèvement.
Une précision importante concerne les terres louées : lorsque la taxe foncière est acquittée par un propriétaire, l'avantage fiscal doit être reversé à l'exploitant locataire, conformément au Code rural.
Avec ce dispositif, les pouvoirs publics entendent alléger les charges des exploitations agricoles confrontées aux conséquences de la canicule estivale. Il s'agit d'une réduction fiscale, et non d'une indemnisation directe de l'ensemble des pertes de production.









