"Ça vaut la peine de se battre, de se mobiliser. Parce que l’effort ne sera pas perdu."
Devant une salle comble au Zénith d’Auvergne, Jean-Luc Mélenchon a rapidement fait le lien entre sa campagne présidentielle et le mouvement lycéen qui secoue actuellement plusieurs villes françaises.
Le candidat insoumis estime que les jeunes mobilisés "ne sont pas en train de s’agiter sans raison » et salue « un mouvement qui fait preuve d’une très grande maturité politique et syndicale".
Quelques jours avant le meeting, il avait déjà fait de Parcoursup et de la situation de l’Éducation nationale deux sujets centraux de sa campagne.
"Il nous faut le droit de vote à 16 ans"
C’est l’une des propositions mises en avant dimanche en Auvergne : abaisser l’âge du droit de vote à 16 ans.
"Il nous faut le droit de vote à 16 ans", a lancé Jean-Luc Mélenchon, estimant que cette réforme "aidera au respect dû aux jeunes". Cette proposition n’est pas nouvelle dans son projet politique : le droit de vote dès 16 ans figurait déjà parmi les réformes institutionnelles qu’il défendait lors de précédentes campagnes.
Le candidat LFI a également défendu la mobilisation partie, selon lui, notamment des quartiers populaires, "où on n’a pas d’autre ascenseur social que les études".
"Le savoir n’est pas une marchandise"
Jean-Luc Mélenchon a consacré une longue partie de son intervention à l’état de l’école. "Ce n’est pas par hasard, par oubli ou par négligence que les établissements se trouvent dans cet état, cela a été organisé méthodiquement pendant plus de quinze ans", a-t-il accusé.
Selon lui, les politiques menées ces dernières années répondraient à une logique de recul du service public au profit du privé. Une analyse politique qu’il résume ainsi : "C’est cette société à laquelle nous voulons mettre fin : la société où tout est marchandise. Le savoir n’est pas une marchandise."
Parcoursup dans le viseur
Sans surprise, Parcoursup a également été l’une de ses principales cibles.
"Parcoursup est une école du vice", a lancé Jean-Luc Mélenchon, affirmant que la plateforme revient selon lui à instaurer "un examen d’entrée à l’université".
"Nous ne sommes pas pour la sélection", a-t-il insisté dimanche, mais pour "l’éducation, l’enseignement et l’acquisition des savoirs". "Ce qui compte, c’est d’apprendre et devenir meilleur."
Mesurer autrement la réussite du pays
Au-delà de l’école, Jean-Luc Mélenchon a développé sa conception de la politique économique et budgétaire, défendant notamment sa proposition d’annulation de la dette.
Il souhaite surtout compléter le PIB par des "indicateurs qualitatifs" destinés à mesurer autrement les résultats d’un gouvernement.
Parmi les critères évoqués : l’espérance de vie en bonne santé, les inégalités dans l’éducation, l’égalité salariale, l’exposition des populations à la pollution ou encore l’état de la biodiversité.
"Sur quoi vous devez juger un gouvernement ? Sur la part d’amélioration de vos moyens d’accès au bonheur", a-t-il lancé, citant la possibilité de bien manger, se déplacer, s’occuper de ses enfants ou disposer de davantage de temps libre.
À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a ainsi fait de la jeunesse, de l’école et des services publics les principaux marqueurs de cette nouvelle étape de sa campagne pour 2027.









