Feux de poubelles, tirs de mortiers, projectiles et barricades : la préfecture du Puy-de-Dôme dresse le bilan d’un vendredi agité. À Clermont-Ferrand, les incidents ont touché les abords des établissements scolaires et les cortèges, en raison, selon ses services, “d’individus masqués s’y étant joints”.
Sur l’ensemble du département, quinze interpellations ont eu lieu et les pompiers sont intervenus pour une quinzaine de feux de poubelles.
Pour coordonner les moyens engagés, Anne Frackowiak-Jacobs a de nouveau activé le centre opérationnel départemental, comme la veille. La préfète a également déclenché la Coordination opérationnelle renforcée dans les agglomérations et les territoires (CORAT). Ce dispositif a permis de mobiliser des gendarmes du département en renfort, afin que les policiers puissent se consacrer à la sécurisation des cortèges et des manifestants.
Dans le centre de Clermont-Ferrand, la mobilisation a pris la forme de déplacements successifs entre le boulevard Montlosier, l’avenue des États-Unis et les rues voisines. Le cortège a finalement rejoint la place Delille vers 16h. À plusieurs reprises, les policiers et les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène lorsque les manifestants se sont approchés d’eux.
De petits incendies ont notamment été allumés avenue des États-Unis et boulevard Lavoisier. La circulation a été fortement perturbée toute la journée sur le boulevard Montlosier et l’avenue des États-Unis, tandis que certains passants renonçaient à traverser le cortège pour éviter les gaz.
À quelques rues de là, les terrasses de la place de Jaude continuaient d’accueillir leurs clients, à distance de l’agitation.
Reste à voir si la semaine prochaine sera aussi tumulteuse que celle-ci.









