Haute-Loire : le sénateur Laurent Duplomb visé par des soupçons de détournement de fonds publics

Haute-Loire : le sénateur Laurent Duplomb visé par des soupçons de détournement de fonds publics
Les faits examinés remonteraient au printemps 2025, durant la campagne pour la présidence du parti Les Républicains. — Photo : FACEBOOK Laurent Duplomb

Selon une enquête publiée par Mediacités, le parquet de Clermont-Ferrand a ouvert une enquête préliminaire pour des soupçons de détournement de fonds publics visant le sénateur LR de Haute-Loire Laurent Duplomb. Les investigations portent sur l'activité de sa collaboratrice parlementaire pendant la campagne interne des Républicains au printemps 2025. Le parquet, sollicité par La Montagne, n'a tout

Laurent Duplomb se retrouve au centre d'une affaire judiciaire portant sur l'utilisation présumée de moyens parlementaires à des fins partisanes. D'après les informations révélées mardi 22 septembre par Mediacités, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Clermont-Ferrand pour "détournement de fonds publics".

Les faits examinés remonteraient au printemps 2025, pendant la campagne pour la présidence du parti Les Républicains. La justice chercherait à déterminer dans quelles conditions une collaboratrice parlementaire de Laurent Duplomb a encouragé des élus de Haute-Loire à adhérer au parti afin de soutenir la candidature de Laurent Wauquiez, alors opposé à Bruno Retailleau. Ce dernier avait finalement remporté le scrutin interne avec 74,3 % des suffrages. 

La question du temps de travail de sa collaboratrice

C'est notamment le cadre dans lequel la collaboratrice parlementaire a mené cette activité qui est susceptible d'intéresser la justice. Des élus écologistes, dont Renaud Daumas, avaient signalé ces faits présumés au tribunal judiciaire du Puy-en-Velay plus d'un an auparavant.

Laurent Duplomb avait alors contesté toute utilisation de moyens parlementaires, affirmant que sa collaboratrice s'était engagée "sur son temps personnel, avec ses moyens personnels". L'enquête doit donc notamment permettre d'établir si cette activité militante a été réalisée ou non pendant son temps de travail.

À ce stade, ces soupçons ne préjugent pas d'une éventuelle culpabilité du sénateur. Contacté par La Montagne, le procureur de la République de Clermont-Ferrand n'a "ni confirmé, ni infirmé" l'information concernant l'existence de l'enquête préliminaire.