Puy-de-Dôme : le sénateur Jean-Marc Boyer réclame des aides renforcées pour les agriculteurs

Puy-de-Dôme : le sénateur Jean-Marc Boyer réclame des aides renforcées pour les agriculteurs
« la pérennité de notre agriculture » est en jeu, selon Jean-Marc Boyer, qui demande de cibler en priorité les exploitations les plus fragiles. — Photo : RVA

Face aux difficultés rencontrées par des exploitations agricoles du Puy-de-Dôme, le sénateur Jean-Marc Boyer interpelle la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Il juge les montants des aides annoncées insuffisants et demande un dispositif rapidement mobilisable, ciblé en priorité sur les exploitations les plus fragiles.

Les aides annoncées par le Gouvernement seront-elles suffisantes pour soutenir les exploitations agricoles en difficulté ? Jean-Marc Boyer en doute. Dans un courrier adressé à la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le sénateur du Puy-de-Dôme demande un renforcement du dispositif de soutien financier.

L’élu explique avoir été sollicité à plusieurs reprises par des agriculteurs de son département. S’il accueille favorablement le principe d’une aide d’urgence, il rapporte des premiers retours de terrain " particulièrement préoccupants " et estime que les montants envisagés ne correspondent pas à l’ampleur des difficultés rencontrées.

Des exploitations confrontées à plusieurs difficultés

Dans son courrier daté du 7 septembre, Jean-Marc Boyer décrit une accumulation de contraintes pour l’agriculture puydômoise. Il cite les aléas climatiques, les pertes de récoltes ou de fourrages, les difficultés économiques, la hausse des charges et la fragilisation de la trésorerie.

Pour certaines exploitations, le sénateur considère que leur pérennité est désormais directement en jeu. Il rappelle également son vote favorable à la loi d’urgence agricole portée par la ministre, affirmant avoir été le seul parlementaire du Puy-de-Dôme à soutenir son adoption.

Jean-Marc Boyer demande désormais que les montants accordés correspondent davantage aux pertes effectivement subies et aux besoins réels des exploitations. Il insiste également sur la nécessité de rendre les dispositifs simples et rapides à mobiliser.

Le sénateur souhaite surtout que les exploitations rencontrant les difficultés les plus importantes puissent bénéficier prioritairement de ces aides. Une enveloppe trop faible ou des démarches trop complexes risqueraient, selon lui, de laisser certains agriculteurs sans réponse adaptée.

" La pérennité de notre agriculture " en jeu

L’élu présente également le sujet comme dépassant les seules difficultés financières immédiates. " Au-delà des chiffres, c’est la question de la pérennité de notre agriculture qui est posée ", écrit-il, soulignant le poids économique, social et territorial de l’agriculture dans le Puy-de-Dôme.

Jean-Marc Boyer demande finalement à Annie Genevard de préciser les mesures que le Gouvernement compte prendre pour " renforcer ce soutien " et répondre aux demandes des agriculteurs du département. Il se dit également disponible pour transmettre à la ministre les situations dont il a été saisi et travailler sur d’éventuelles adaptations du dispositif.