Lycées dégradés : la Région veut faire davantage "réparer" les élèves responsables

Lycées dégradés : la Région veut faire davantage "réparer" les élèves responsables
DR Région

La Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite développer les mesures de responsabilisation dans les lycées volontaires. Un élève ayant dégradé du matériel ou des locaux pourrait ainsi être amené à effectuer une activité utile au sein de son établissement.

Faire participer davantage les élèves aux conséquences de leurs actes plutôt que s’en tenir à une sanction classique. C’est l’objectif affiché par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

En déplacement ce mardi 8 septembre au lycée Jean-Paul Sartre de Bron dans l'agglomération lyonnaise, Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez ont annoncé vouloir travailler avec les établissements volontaires pour développer les "mesures de responsabilisation".

Le dispositif pourrait notamment concerner les élèves responsables de dégradations de locaux, de mobilier ou d’équipements financés par la collectivité.

Une sanction sous forme d’activité utile

Depuis la rentrée 2026, un décret du 16 juillet permet plus facilement d’effectuer ces mesures directement au sein des établissements scolaires. Elles pouvaient auparavant déjà être réalisées auprès d’associations, d’administrations ou de collectivités.

La Région souhaite profiter de cette évolution pour favoriser des activités "utiles, encadrées et éducatives", avec l’idée de faire prendre conscience à l’élève des conséquences de la dégradation commise.

"Ce n’est pas punir pour punir : c’est lui apprendre que les droits vont toujours avec des devoirs", défend le conseiller spécial Laurent Wauquiez.

La décision de prononcer une telle mesure restera cependant du ressort de chaque établissement. La Région entend uniquement faciliter leur mise en œuvre et doit également travailler sur le sujet avec la Région académique.

Fabrice Pannekoucke met de son côté en avant le coût supporté par la collectivité. "Réparer des locaux, du mobilier ou des équipements, ce sont autant de moyens qui ne peuvent pas être consacrés à d’autres priorités pour les élèves", estime le président de Région.