Le réseau de transports en commun est perturbé depuis le 1er septembre par des salariés en grève contre leurs conditions de travail. — Photo :
Alors que la grève perturbe fortement les transports clermontois depuis le 1er septembre, Julien Bony demande un geste commercial en faveur des abonnés. Le maire de Clermont-Ferrand estime qu’une semaine sans service représente jusqu’à 25 % du prix d’un abonnement mensuel.
Les abonnés de T2C pourraient-ils être dédommagés après plusieurs jours de fortes perturbations ? C’est ce que réclame Julien Bony, maire de Clermont-Ferrand alors que le mouvement de grève se poursuit sur le réseau de transports en commun de Clermont-Ferrand.
Depuis le 1er septembre, de nombreux salariés sont en grève pour protester contre leurs conditions de travail et contre un plan d’économie qui, selon eux, fragiliserait le système de régie. Le tramway, les tram-bus ainsi que plusieurs lignes de bus sont notamment à l’arrêt jusqu’au mardi 8 septembre au moins.
Face à cette situation, Julien Bony demande à T2C de compenser financièrement les abonnés privés d’une partie du service. " Une semaine de service perdue représente 20 à 25 % d’un abonnement mensuel. Je demande donc à T2C un geste commercial significatif pour les abonnés privés de service ", affirme le maire.
Julien Bony dénonce une « prise d’otage »
Dans un communiqué publié lundi sur les réseaux sociaux, l’élu LR critique vivement les conséquences du conflit pour les habitants et qualifie la situation de " prise d’otage " des usagers.
Il pointe particulièrement les difficultés rencontrées par ceux qui ne disposent d’aucune solution de remplacement : " Ce sont d’abord celles et ceux qui n’ont aucune alternative qui paient le prix fort : ceux qui dépendent du bus ou du tram pour aller travailler, se rendre à l’école, se soigner ou simplement se déplacer. "
Julien Bony estime par ailleurs que les raisons du conflit sont liées à " une situation financière et une gestion des transports qui se sont dégradées au fil des années ".
Faute d’accord, la grève a été reconduite jusqu’au mardi 8 septembre au minimum. Sollicité au sujet d’un éventuel dédommagement des abonnés, le SMTC n’avait pas pu être joint dans l’immédiat.