Avec ses 173,6 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé positif autour du Mont-Blanc, l’UTMB est considéré comme l’une des courses les plus exigeantes au monde. Pour Julien Veysseyre, l’enjeu était encore plus particulier : il est devenu le premier athlète amputé tibial à terminer cette épreuve, une performance inédite dans l’histoire de l’ultra-trail.
Un immense défi physique et mental
Pendant plus de 44 heures, le Puydômois a dû composer avec la fatigue, la douleur et les barrières horaires. À certains moments, son avance était très faible et sa participation à la suite de la course a même été menacée.
Mais, selon La Montagne, Julien Veysseyre n’a rien lâché. Accompagné et soutenu par sa team adaptive, qui s’est relayée sur le parcours, il a trouvé les ressources nécessaires pour poursuivre son chemin jusqu’à Chamonix.
Au total, il n’aura pris que 1 h 59 de repos pendant l’ensemble de l’épreuve, principalement lors de deux arrêts d’une quarantaine de minutes durant les deux nuits.
À l’arrivée, c’est entouré de ses enfants et sous les acclamations du public que le coureur de Châteaugay a vécu l’un des moments les plus forts de son parcours sportif.
Un message pour le développement du handisport
Au-delà de sa performance personnelle, Julien Veysseyre souhaite aussi faire évoluer la place des athlètes en situation de handicap dans le trail. Son objectif : voir apparaître de véritables catégories dédiées aux para-athlètes dans les grandes compétitions.
Après cette première mondiale, le Puydômois ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là. Il doit maintenant prendre la direction de La Réunion pour participer à La Mascareigne, un trail de 73 kilomètres. Et peut-être avec, dans un coin de la tête, un nouveau défi : la mythique Diagonale des Fous.









