Clermont-Ferrand : il niait avoir frappé sa victime, la vidéosurveillance racontait une autre scène

Clermont-Ferrand : il niait avoir frappé sa victime, la vidéosurveillance racontait une autre scène
Malgré les images de vidéosurveillance, l'auteur d'une violente agression a tenté de se dédouaner - Illustration RVA

Coups de poing, coups de genou, victime traînée au sol : les images de vidéosurveillance ont pesé lourd dans la condamnation d’un Clermontois de 31 ans, jugé lundi 10 août après une agression place de la Fontaine. Déjà poursuivi dans une autre affaire pour le port d’un couteau, il écope de deux ans de prison dont un avec sursis.

Devant les juges, il a tenu sa ligne : il n’aurait pas réellement frappé le quadragénaire. Le compte rendu des caméras de la Ville était beaucoup moins indulgent.

Le 4 août au soir, place de la Fontaine à Clermont-Ferrand, le prévenu apparaît d’abord en garde. Puis les gestes ne sont plus simulés : poings et genoux atteignent la victime, qui est ensuite tirée au sol par les bras et les jambes.

Le trentenaire a assuré aux juges qu’il cherchait alors simplement à l’aider à se relever.

Trois passants finissent par intervenir

Selon La Montagne, la victime, décrite comme particulièrement vulnérable, avait entre-temps basculé dans la fontaine puis jusque sur les rails du tramway.

Trois personnes sont finalement intervenues pour mettre un terme à la scène. Les blessures constatées ont entraîné deux jours d’incapacité totale de travail.

À l’origine de l’altercation, le prévenu reprochait notamment à cet homme de lui demander régulièrement de l’argent.

Un couteau de 21 centimètres dans une autre affaire

Le tribunal clermontois devait également examiner des faits distincts remontant au 5 juin, lors de violences urbaines place de Jaude.

Le même homme avait alors été interpellé avec un couteau à pain doté d’une lame de 21 centimètres, sans motif légitime pour le transporter.

Dans les deux affaires, il était alcoolisé. Son casier comptait par ailleurs douze condamnations.

Le parquet avait réclamé deux ans de prison ferme.

Le tribunal a finalement prononcé 24 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis probatoire pendant deux ans, avec maintien en détention.