Vingt-neuf douilles retrouvées au sol, un adolescent blessé et des impacts jusque sur la façade d’un immeuble. Près de trois ans après la fusillade de La Gauthière, le dossier ne sera finalement pas jugé comme une tentative de meurtre.
Le magistrat instructeur n’a pas retenu l’intention de tuer du principal suspect, interpellé quelques heures après les tirs. Le jeune homme sera donc jugé par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour simples violences avec arme, commises en réunion et avec préméditation, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs.
Les coups de feu avaient éclaté dans la nuit du 29 au 30 août 2023, vers 3 heures, sur un point de deal du quartier de La Gauthière.
Un garçon de 16 ans avait été atteint à la cuisse. Plusieurs projectiles avaient également frappé le mur d’un appartement situé au quatrième étage d’un immeuble, sans blesser ses occupants.
Le tireur, alors âgé de 23 ans, avait été arrêté peu après à Gerzat au volant d’une Peugeot 208 repérée à proximité de la scène. Après avoir nié, cet habitant d’Avignon avait reconnu avoir participé à cette "jambisation", technique de plus en plus répandue chez les narcotrafiquants qui punissent leurs rivaux ou les endettés en leur tirant dans la jambe plutôt que de les tuer.
Incarcéré depuis son arrestation, le prévenu demandait mardi à la cour d’appel de Riom de pouvoir attendre son procès en liberté. Il a mis en avant une promesse d’embauche auprès de son oncle, le soutien de sa famille et de sa compagne, ainsi qu’une formation de commis de cuisine suivie en prison.
Son casier judiciaire compte toutefois sept condamnations, dont cinq liées aux stupéfiants et une pour des violences avec arme. La chambre de l’instruction a donc rejeté sa demande de mise en liberté.
Il restera donc en détention jusqu’à son procès, qui doit se tenir prochainement devant le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand.









