Défaillances d’entreprises : une hausse de 50 % dans le Puy-de-Dôme au deuxième trimestre

Défaillances d’entreprises : une hausse de 50 % dans le Puy-de-Dôme au deuxième trimestre

Le nombre de défaillances d’entreprises a fortement progressé dans le Puy-de-Dôme au deuxième trimestre 2026. Avec une hausse de 50 % sur un an, le département connaît l’une des plus fortes dégradations d’Auvergne-Rhône-Alpes.

La situation se détériore nettement pour les entreprises du Puy-de-Dôme.

Selon la dernière étude d’Allianz Trade, les défaillances enregistrées dans le département ont bondi de 50 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025.

Il s’agit de l’une des progressions les plus importantes observées en Auvergne-Rhône-Alpes, derrière la Haute-Loire, où la hausse atteint 138 % mais sur des volumes plus limités.

Cette augmentation s’inscrit dans une tendance régionale déjà fortement dégradée.

Au deuxième trimestre, 2 418 défaillances d’entreprises ont été recensées en Auvergne-Rhône-Alpes, soit une hausse de 24 % sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, la progression atteint 17 %, plus de trois fois le rythme national.

Seuls deux départements de la région enregistrent un recul au deuxième trimestre : le Cantal, avec une baisse de 14 %, et l’Ain, avec -4 %.

La construction particulièrement fragilisée

Tous les grands secteurs d’activité sont orientés à la hausse dans la région.

La construction constitue le principal signal d’alerte. Les défaillances y augmentent de 8 % en Auvergne-Rhône-Alpes, alors qu’elles reculent de 2 % à l’échelle nationale. Le secteur représente désormais 22 % des faillites régionales.

Les difficultés progressent également dans le tertiaire (+13 %), l’hébergement-restauration (+12 %) et le commerce (+10 %).

Au niveau national, 18 004 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 5 %. Il s’agit d’un record pour cette période de l’année.

Allianz Trade estime que le nombre total de défaillances pourrait dépasser les 70 000 cas en 2026, dans un contexte de croissance faible, de taux d’intérêt encore élevés et d’incertitudes géopolitiques persistantes.