Arrosage, piscines, lavage des voitures… de nouvelles restrictions d’eau entrent en vigueur dans le Puy-de-Dôme

Arrosage, piscines, lavage des voitures… de nouvelles restrictions d’eau entrent en vigueur dans le Puy-de-Dôme

La situation continue de se dégrader dans le Puy-de-Dôme. Face à une sécheresse qualifiée d’inédite pour la saison, la préfète renforce les restrictions d’usage de l’eau à compter de ce 18 juillet. Plusieurs secteurs du département passent au niveau de crise.

Le comité départemental de l’eau s’est réuni jeudi autour de la préfète Anne Frackowiak-Jacobs pour faire le point sur une situation hydrologique qui continue de se détériorer.

Selon les services de l’État, la première quinzaine de juillet a été marquée par des températures très élevées et une absence totale de précipitations, aggravant encore un déficit déjà observé en juin.

Le nouvel arrêté préfectoral, applicable à partir du 18 juillet, place plusieurs zones au niveau de crise pour les prélèvements dans le réseau d’eau potable et les nappes souterraines.

Sont concernés les secteurs de la Dore aval, de la Dore amont et du Cher amont. Dans ces zones, tous les usages non prioritaires de l’eau sont suspendus.

Les Combrailles et le Forez passent quant à eux en alerte renforcée, tandis que l’ensemble des autres secteurs du département est placé en alerte.

Arrosage, piscines, lavage des voitures…

Pour les communes placées en alerte, plusieurs restrictions s’appliquent désormais : interdiction d’arroser en journée, de nettoyer les terrasses, façades ou cours, de remplir les piscines privées ou encore de laver son véhicule en dehors des stations équipées de lances à haute pression.

Concernant les cours d’eau, la situation est également préoccupante.

Les bassins de l’Alagnon, du Cher amont, de la Dore, de la Dordogne amont et de l’Allier rive droite sont désormais classés en crise. D’autres secteurs, comme l’Allier aval (Andelot) et l’Allier rive gauche moyen, passent en alerte renforcée.

La préfecture prévoit toutefois un aménagement temporaire pour l’irrigation agricole.

Jusqu’au 28 juillet, les exploitants bénéficieront d’un niveau de restriction inférieur d’un cran à celui appliqué aux autres usages non prioritaires, afin de limiter les conséquences sur les cultures en pleine période de développement.

La préfète appelle enfin les habitants à poursuivre leurs efforts pour économiser l’eau et invite chacun à consulter le site Vigieau afin de connaître précisément les restrictions applicables dans sa commune.