Le sujet d’histoire-géographie du brevet 2026 a ravivé un débat ancien à Vichy.
Dans l’une des questions proposées aux collégiens, les candidats devaient présenter les caractéristiques du "régime de Vichy" et expliquer le rôle de la Résistance dans le rétablissement de la République. Une formulation qui a suscité la réaction du maire LR de la cité thermale, Frédéric Aguilera.
Dans une lettre adressée au ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, et rendue publique sur les réseaux sociaux, l’élu estime que l’expression utilisée dans les programmes scolaires ne reflète pas correctement la réalité historique.
Selon lui, le régime dirigé par le maréchal Pétain entre 1940 et 1944 s’appelait officiellement "État français".
"Ce n’était pas un détail administratif. C’était un choix politique", souligne Frédéric Aguilera, rappelant que la mention "République française" avait disparu des actes officiels après le vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.
Le maire dénonce une assimilation persistante entre la ville de Vichy et la politique menée par le gouvernement collaborationniste installé dans la cité thermale pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, employer systématiquement l’expression "régime de Vichy" entretient "une confusion durable entre une ville et un régime politique".
L’élu estime également que cette formulation tend à occulter le fait que c’est l’"État français" qui a mis en œuvre la politique de collaboration avec l’Allemagne nazie et participé à la déportation des Juifs de France.
Ce n’est pas la première fois que Frédéric Aguilera mène cette bataille mémorielle. En 2019 déjà, il avait interpellé le président de la République après un message évoquant les "heures sombres de Vichy", estimant que ce raccourci historique pénalisait l’image de la ville.









