Clermont-Ferrand : Julien Bony maintient l'interdiction de vente et de consommation du protoxyde d'azote

Clermont-Ferrand : Julien Bony maintient l'interdiction de vente et de consommation du protoxyde d'azote
La commune a déboursé plus de 110.000 euros pour traiter les bonbonnes de proto - DR

Face à la flambée de consommation de protoxyde d'azote, notamment chez les jeunes, le maire de Clermont-Ferrand a pris un nouvel arrêté interdisant sa vente, sa détention et sa consommation.

Ce jeudi 21 mai, le maire de Clermont-Ferrand a annoncé un nouvel arrêté interdisant la vente, la détention et la consommation de protoxyde d'azote dans l'espace public. Julien Bony prolonge une mesure mise en place par la précédente municipalité.

Plus de 10.700 bobonnes de gaz traitées

La consommation de protoxyde d'azote par le grand public est devenue un enjeu de santé publique. Très populaire chez les plus jeunes, le "gaz hilarant" n'amuse plus du tout les autorités face aux malaises et à l'augmentation des accidents de la route impliquant la substance.

D'après le maire Les Républicains, près de 7.400 bonbonnes de proto ont été ramassées par les agents publics en 2025. Depuis le début de l'année, ce sont 3.300 petites bouteilles supplémentaires qui ont été trouvées. Des chiffres qui coûtent cher : plus de 110.000 euros en un an et demi pour la commune qui doit traiter les déchets.

L'arrêté signé le 28 avril dernier est similaire à celui entrepris par le précédent maire socialiste Olivier Bianchi, en date du 28 août 2025. Il interdit la vente, la détention et la consommation par inhalation du gaz. Les contrevenants à l'arrêté s'exposent à une amende forfaite de 150 euros et une citation à comparaître devant la justice.

X.GRUMEAU