Les familles des trois gendarmes tués lors de l’intervention de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, vont déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile afin de relancer la procédure judiciaire.
Cette annonce intervient après le classement sans suite prononcé mardi par le procureur de la République de Cusset.
Les proches des victimes avaient saisi la justice pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. Les familles accusent la hiérarchie d’avoir envoyé les gendarmes d’Ambert sans moyens suffisants face à Frédérik Limol, ce survivaliste auteur de violences conjugales et lourdement armé. Trois militaires avaient été tués et un autre blessé.
L’enquête de l’IGGN n’a relevé aucune faute ni négligence pouvant expliquer la mort des gendarmes, conduisant le parquet à classer l’affaire sans suite.
Cependant, les avocats des familles contestent le classement sans suite et estiment que l’enquête de l’IGGN confirmait plusieurs de leurs accusations visant la hiérarchie de la gendarmerie. Les proches dénoncent une décision vécue comme un mépris de leur douleur.









