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La cathédrale de Clermont-Ferrand entre dans un chantier à plus de 20 millions d’euros

La cathédrale de Clermont-Ferrand entre dans un chantier à plus de 20 millions d’euros
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Un chantier d’envergure a débuté sur la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, avec un programme de travaux étalé sur près de dix ans.

C’est l’un des monuments emblématiques de Clermont-Ferrand qui entre en chantier. La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption fait l’objet d’un vaste programme de restauration, piloté par l’État via la Direction régionale des affaires culturelles.

L’édifice gothique, construit à partir du XIIIe siècle et classé monument historique depuis 1862, nécessite aujourd’hui des travaux de fond pour préserver sa structure et renforcer sa sécurité.

Le programme, estimé à plus de 20 millions d’euros, s’organise en trois grandes phases. La première, actuellement en cours, vise à assurer la mise hors d’eau du massif occidental, autrement dit à garantir l’étanchéité des parties les plus exposées.

Entièrement financée par l’État à hauteur de 8,2 millions d’euros, cette phase doit durer environ 18 mois, avec une fin de chantier prévue au second semestre 2027.

Au-delà de la restauration, le projet intègre de nouvelles exigences de sécurité, notamment en matière de prévention incendie, renforcées depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019. Des dispositifs spécifiques sont ainsi déployés : caméras thermiques, colonnes sèches pour les pompiers ou encore suivi des fissures grâce à des capteurs.

"La présence de plomb sur le chantier impose une vigilance constante. Une entreprise spécialisée a été missionnée pour assurer la métrologie, le suivi des taux de plomb, l’élaboration des modes opératoires et le respect des protocoles par les entreprises intervenantes", précise l'Etat.

Le chantier, engagé depuis l’été 2025, a déjà franchi plusieurs étapes, avec l’installation d’échafaudages permettant d’accéder aux parties hautes de l’édifice et le lancement des premières opérations sur la toiture.

Ce programme s’inscrit dans une stratégie de long terme : les travaux doivent se poursuivre sur une dizaine d’années, avec une restauration complète des couvertures de la cathédrale.