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Clermont-Ferrand : un homme condamné à trois ans de prison après plusieurs années de violences conjugales

Clermont-Ferrand : un homme condamné à trois ans de prison après plusieurs années de violences conjugales

Une femme de Clermont-Ferrand a obtenu la condamnation de son ancien compagnon à trois ans de prison après plus de trois années marquées par des violences physiques, psychologiques et des menaces répétées.

Après plusieurs années de maltraitances subies dans la sphère privée, une habitante de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, a finalement saisi la justice au début de l’année 2026. Cette démarche a conduit à la comparution de son ancien compagnon, âgé de 36 ans, devant le tribunal correctionnel de la ville le vendredi 13 mars, dans le cadre d’une comparution à délai différé.

À l’issue de l’audience, la juridiction a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement, conformément aux réquisitions du parquet. Déjà incarcéré depuis le 15 janvier, le prévenu est resté en détention après le jugement.

L’enquête et les débats ont mis en lumière une succession d’agressions et d’actes de harcèlement survenus entre 2022 et 2025. La victime a subi de multiples coups au visage et sur le corps. Quatre ITT, allant d’un à dix jours, ont été recensées au cours de cette période. Les violences ont notamment provoqué des fractures du nez et du genou ainsi qu’une plaie au coude nécessitant une vingtaine de points de suture.

À ces violences physiques s’ajoutaient des appels téléphoniques malveillants, des menaces de mort, des pressions visant à diffuser des images intimes, du chantage à caractère sexuel ainsi que des dégradations du logement et de la boîte aux lettres de la victime.

Lors de l’audience, le prévenu s’est montré très peu bavard et a attribué les violences à l’alcool consommé au sein du couple. L’expertise psychiatrique le décrit comme dépendant à l’alcool, doté d’une personnalité antisociale et présentant un risque élevé de récidive. Déjà condamné pour des violences contre deux anciennes compagnes en 2017 et 2025, il est également accusé par la partie civile d’avoir exercé un contrôle et des violences répétées sur la victime, aujourd’hui atteinte d’un stress post-traumatique. La procureure a enfin pointé son manque d’empathie et la reconnaissance très limitée des faits.

Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public en prononçant une peine de trois ans de prison ferme.