Avec l'accident de la route qui a occasionné l'arrêt de la ligne de tramway en début d'année, le lancement du nouveau réseau T2C ne pouvait pas plus mal démarrer. Un mois après, quel bilan tirer des premiers trajets ? Si de nombreux ajustements sont encore nécessaire, le nouveau réseau de transport semble fonctionner et convaincre les habitants de la métropole clermontoise de passer du temps dans les bus. En attendant l'arrivée de tous les tram-bus.
+40 % de voyageurs depuis le 1ᵉʳ janvier
Outre le changement complet des dénominations de lignes et de certains trajets, les lignes B et C sont celles qui doivent assurer. Les deux lignes de bus à haut niveau de service doivent répondre à la promesse d'un trajet toutes les 6 à 8 minutes en moyenne. Si la mise en place a été difficile début janvier, le pari est pour l'instant tenu et les usagers en profitent.
Richard Peyrin, directeur de la T2C :
Sur les lignes B et C, on estime qu'on a entre 6.500 et 7.000 voyages supplémentaires par jour. Cela permet un désengorgement du tramway notamment.

Richard Peyrin, directeur de la T2C © X.GRUMEAU - RVA
Pour l'avenir proche, l'objectif est de réaliser 48 millions de voyages d'ici à 2028 (33 millions actuellement). La nouvelle offre de la T2C espère convaincre de nouveaux usagers, notamment les automobilistes coincés dans les embouteillages.
Des ajustements au fur et à mesure des plaintes
De l'aveu même du SMTC et de la T2C, tout n'a pas été parfait au lancement du réseau le 20 décembre et encore moins à la rentrée scolaire le 6 janvier. Les informations voyageurs n'étaient pas encore au point, les écrans à l'intérieur des tram-bus n'étaient pas à jour et la fréquence des lignes B et C laissées à désirer. Un temps d'adaptation nécessaire d'après Guillaume Astaix, directeur général du SMTC, qui assure que tout est en ordre désormais.
C'est un changement d'offre et d'outil où il a fallu faire des réglages, notamment sur les informations voyageurs. Aujourd'hui, on a des informations en temps réel via les écrans, l'application mobile et sur les bus.
On a un processus d'amélioration continue. Par exemple, on n'était pas cohérent avec les heures d'arrivée des trains SNCF à la gare. On a recalé ça. Au fur et à mesure, on rôde et on améliore les choses en prenant en compte les retours.

Guillaume Astaix, directeur général du SMTC © X.GRUMEAU - RVA
Malgré ses difficultés au lancement, le directeur général du SMTC se félicite de voir les Clermontois emprunter les nouveaux réseaux avec une augmentation de 40 % de la fréquentation sur les lignes B et C.
La flotte de tram-bus pour l'été 2026
Mais il reste encore un point noir au lancement du nouveau réseau : le retard de livraison des tram-bus. Si ni la T2C, ni le SMTC ni même la métropole n'y sont pour quelque chose, le constructeur suisse Hess va devoir rendre des comptes. À date, au 10 février 2026, seulement 14 tram-bus sur les 40 promis ont été livrés. D'ici à la fin du mois de février, la moitié sera livrée. En avril se seront 10 véhicules supplémentaires et le reste sera mis en circulation d'ici à l'été.
En visite la semaine dernière à Clermont-Ferrand, de lourdes pénalités de retard ont été infligées au constructeur pour le pousser à accélérer la production des tram-bus et à compenser la perte d'efficacité du réseau. Une pénalité de 5.000 euros par bus et par jour de retard, voilà qui devrait un peu alléger la facture du projet InspiRe.










