Ce jeudi 5 février, la ministre de l'Agriculture s'est rendu au congrès de la Fédération Nationale Bovine à la Grande Halle d'Auvergne. Annie Genevard a profité de son déplacement dans le Puy-de-Dôme pour visiter le site Limagrain à Ennezat. Elle s'est également entretenue avec la presse locale pour annoncer les premières mesures du budget 2026.
300 millions d'aides à l'agriculture
"J'espère que nous sortons de cette crise majeure". Ce sont les premiers mots de la ministre lors de son arrivée à la préfecture de Clermont-Ferrand. Annie Genevard fait référence à l'épidémie de dermatose nodulaire bovine contagieuse qui a touché 82 éleveurs en France. Au total, 3.500 animaux ont été tués en raison de la maladie (0,02 % des bovins français). Aujourd'hui, il n'y a plus de cas de DNBC en France et les protocoles sanitaires seront levés d'ici à la fin du mois.
Pour venir en aide à cette filière durement touchée, 201,8 millions d'euros seront débloqués en direction des éleveurs. Un budget qui s'étend au-delà de la simple indemnisation des cheptels touchés. Au total, le ministère de l'Agriculture va bénéficier d'une aide de 300 millions d'euros qui concernera aussi les viticulteurs (130 millions), la souveraineté alimentaire (30 millions) et un fond de soutien aux grandes cultures qui voit leurs coûts de production augmenter (40 millions).
La ministre promet également un allègement de procédures pour la construction de bâtiments d'élevage. Une stratégie sur 10 ans sera aussi définie lors des conférences de la souveraineté alimentaire.
Face au loup, les tirs de défense assouplis
Autre dossier sensible abordé par Annie Genevard ce jeudi, la présence du loup et la réponse face à ses attaques. En 2025, 4.500 attaques se sont produites en France, soit une augmentation de 40 %. Si la ministre veut rassurer les associations de protections animales en promettant de ne pas éradiquer le loup du sol français, elle se montre favorable à un assouplissement des règles.
D'ici à la tenue du Salon de l'agriculture (21 février - 1ᵉʳ mars), un nouveau décret sera promulgué pour autoriser les tirs de défense via une simple déclaration. Le plafond de tir sera aussi augmenté pour permettre la protection des troupeaux.










