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Laurent Wauquiez sur le train Paris-Clermont : "J'en ai marre ! C'est trop demandé d'avoir des trains à l'heure ?"

Laurent Wauquiez sur le train Paris-Clermont : "J'en ai marre ! C'est trop demandé d'avoir des trains à l'heure ?"
Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône-Alpes © RVA

Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, pousse un énième coup de gueule sur la gestion de la ligne Clermont-Paris. Après l'incident qui a immobilisé 500 passagers dans le froid le mois dernier, celui-ci attend des garanties immédiates et menace de supprimer les aides de la région.

Même s'il garde le sourire, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes est passablement énervé contre la SNCF. En déplacement à Clermont-Ferrand vendredi dernier, Laurent Wauquiez a directement attaqué et menacé la compagnie ferroviaire si rien n'était fait sur la ligne Paris-Clermont. Avec fermeté, il a redemandé des garanties à la SNCF pour sécuriser et assurer un minimum de service convenable pour les usagers auvergnats.
 

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"Une ligne sur laquelle les Auvergnats sont maltraités"

Après l'incident du 19 janvier, qui a immobilisé des passagers pendant plus de 10 heures dans le froid, les solutions immédiates se font attendre. Convoqué à venir à Clermont-Ferrand pour s'expliquer, le président de la SNCF sera présent dans la capitale auvergnate le 22 février. Le ministre des Transports, Christophe Béchu devrait également être autour de la table.

En attendant, Laurent Wauquiez exprime son mécontentement après des années d'inaction de la part de la SNCF sur cette ligne Intercités.

"Est-ce que c'est trop demandé d'avoir des trains qui soient à l'heure, abordable et à peu près confortable ?"

Et le président de la région Auvergne Rhône-Alpes ne se satisfera pas de mesurettes. Hors de question de proposer des bus de substitution, "les Auvergnats veulent du train, c'est la moindre des choses dans une des plus grandes régions françaises".
 

Sécuriser la ligne et des billets moins chers

La sécurité de la ligne est aussi remise en cause depuis de nombreuses années. Branchage sur les voies, présence d'animaux... les évènements extérieurs pouvant perturber la ligne sont nombreux. La présence de barrières sur la ligne pourrait éviter des arrêts imprévus et des accidents.

Pour réduire les retards en cas de panne de locomotive, il faudrait que le premier et dernier train de la journée partent avec deux locomotives.

Surtout, Laurent Wauquiez questionne les tarifs de l'Intercités entre Paris Bercy et Clermont-Ferrand en comparaison avec la ligne Paris Gare de Lyon et Lyon Pardieu. Certes l'un est un train Corail et l'autre un TGV donc avec plus de places et moins de temps de trajet mais les moyennes de prix font le grand écart. 18 euros en moyenne pour la ligne à grande vitesse, 64 euros pour rejoindre l'Auvergne. Le compte n'y est pas pour la région.
 

Sans mesure, pas de subvention

Laurent Wauquiez le dit : "J'en ai marre. Ça fait combien d'années qu'on ne voit rien ?". Pour contraindre la SNCF à agir vite, le président de région n'hésite pas à menacer. Sans solutions rapides, la subvention de 40 millions d'euros prévus pour la gestion de la ligne ne sera pas attribuée. La réunion du 22 février s'annonce musclée entre le président de Région, le ministre des Transports et le président de la SNCF.
 

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