Le ministre de l'Education Pap N'Diaye dans le Puy-de-Dôme pour défendre ses mesures

Le ministre de l'Education Pap N'Diaye dans le Puy-de-Dôme pour défendre ses mesures
Pap N'Diaye (au centre) en visite à l'école Jules Ferry de Clermont-Ferrand / RVA

Ce lundi 16 janvier, Pap N'Diaye était en visite dans le Puy-de-Dôme pour rencontrer les différentes communautés éducatives. Le tout dans une actualité agitée pour le ministère de l'Education.


Il a commencé sa visite en menant une dictée portant sur l'illustre Blaise Pascal. Comme un symbole. Lundi 16 janvier, le ministre de l'Education Pap N'Diaye s'est rendu dans le Puy-de-Dôme dans le cadre d'une visite officielle. Il est venu à Clermont-Ferrand, Billom et Saint-Gervais d'Auvergne pour rencontrer les différentes communautés éducatives et échanger avec les professeurs. "C'est pour moi une manière de me rendre compte des différentes situations, d'évaluer les problèmes et tout ce qui se fait de positif" a t-il affirmé devant la presse, lors de sa venue à l'école Jules Ferry de Clermont-Ferrand.

L'occasion pour le ministre de défendre la dernière mesure proclamée : rendre obligatoire une heure d'enseignement supplémentaire en maths et en français, sur le cycle CM-6e. "C'est indispensable si l'on veut que nos élèves réussissent dans leurs études. Le niveau est insuffisant et nous ne sommes pas saitsfaits qu'un quart des élèves qui entrent en 6e aient une maîtrise fragile de la lecture et de la langue française en général."

Ce cours sera encadrée dès la rentrée prochaine par des enseignants en élémentaire. Et cela, pour envisager une continuité selon Pap N'Diaye : "J'ai annoncé la création d'une heure d'approfondissement [...] afin de remédier aux fragilités et qu'on mette le paquet sur les fondamentaux parce qu'on sait que ça ne va pas s'améliorer en 5e." Cette annonce a fait bondir certains professeurs, qui estiment ne pas avoir le temps ni les conditions nécessaires pour mener cet enseignement supplémentaire.

En revanche, Pap N'Diaye souhaite faire confiance aux professeurs. Il ne souhaite pas, par exemple, rationnaliser la dictée et en faire un "exercice punitif".

Enfin, le ministre a réagi à l'annonce de la fermeture du collège de Saint-Amant-Roche-Savine, le plus petit collège du Puy-de-Dôme : "Vous conviendrez qu'un collège avec 9 élèves pose quelques difficultés. Ds collèges qui accueillent que quelques élèves, ça ne peut pas décemment fonctionner. Il y a un travail à faire pour que les élèves puissent être accueillis dans des collèges avoisinants."

L'expérience a en tout cas été totale pour les élèves qui ont reçu le ministre dans leur classe. Certains ont fait part de leur amour pour les matières qui'ils étudient tandis que d'autres ont confié leurs craintes quant à leur entrée en 6e l'année prochaine.