On a discuté Dream Track et truffade avec Mosimann au World Festival Ambert

On a discuté Dream Track et truffade avec Mosimann au World Festival Ambert
Mosimann en interview au World Festival Ambert © X.GRUMEAU - RVA

Le DJ franco-suisse Mosimann était au World Festival Ambert ce samedi pour clôturer cette 38ᵉ édition dans un spectacle pyrotechnique enflammé.

Il a posé ses platines le temps d'un week-end à Ambert. L'artiste Mosimann était au World Festival Ambert, ce samedi 18 juillet, pour un show flamboyant et électronique. Depuis 20 ans, le DJ parcourt les plus grandes scènes électro du monde.

De Tomorrowland à Ibiza, il a fait un arrêt par le Livradois-Forez pour faire danser plus de 10 000 festivaliers dans le cadre de son "Dream Tour". Rencontre.

 

X. GRUMEAU – RVA : Bonjour Mosimann, comment allez-vous ?

MOSIMANN : Ça va très bien. Vendredi, on a joué aux Vieilles Charrues et, par conséquent, on a eu beaucoup de route pour pouvoir dormir. Ça, c'est un vrai luxe dans la vie de tournée par rapport à la vie de papa.

RVA : Comment se déroule votre Dream Tour ?

MOSIMANN : Moi, je suis en vacances. On part entre copains en tour-bus, avec des publics différents tous les jours. Surtout, j'adore jouer des choses différentes. En tant que DJ, on peut faire des choses nouvelles, comme un mix de Matmatah avec un bagad (ndlr : ensemble de musique bretonne).


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RVA : Vous renouvelez votre spectacle tous les soirs ?

MOSIMANN : Complètement. Chaque soir, c'est différent et j'ai la chance d'avoir un noyau dur de spectateurs qui me suivent partout en France. J'en revois souvent au premier rang et j'ai envie qu'ils voient un show différent. Souvent, je sais comment je rentre sur scène et comment je sors, mais, au milieu, je ne sais pas trop ce qu'il se passe.

RVA : Proposer de l'exclusivité chaque soir, c'est une plus-value pour vous ?

MOSIMANN : C'est normal de ne pas trop préparer. Personnellement, j'y vais un peu au feeling. Il y a toujours des surprises, surtout quand les gens m'incitent à en faire. J'aime bien me balader dans les festivals, sur les stands.

RVA : Vous allez pouvoir manger de la fourme d'Ambert, alors…

MOSIMANN : J'en ai déjà mangé, mais c'est peut-être un peu lourd avant de monter sur scène, non ?!

RVA : Ça dépend de la quantité…

MOSIMANN : (rire) Ok, bon, je vais voir. Y a d'autres spécialités ?

RVA : Vous avez la truffade, aussi

MOSIMANN : Ah oui, la truffade avec le fromage et les petites pommes de terre. Au début, je pensais qu'il y avait de la truffe, mais pas du tout. C'est très bien, ça.

RVA : Avant de monter sur scène, vous allez installer un micro dans le festival ?

MOSIMANN : Oui, l'idée c'est de demander aux gens de réaliser leur Dream Track. Ensuite, à la fin de l'été, je produirai la Dream Track des festivaliers.


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RVA : Vous faites une tournée des festivals, une collaboration avec Gaëtan Roussel, un nouvel album, des Dream Track et une chronique hebdomadaire sur France Inter… Vous n'êtes jamais en panne de créativité ?

MOSIMANN : (rire) C'est une bonne question. J'ai tellement peur de manquer d'inspiration que le fait de faire des Dream Track, ça me permet d'être challengé constamment. Alain Chabat qui me demande de remixer le vieux générique Astérix et Obélix, ça m'a conduit à rencontrer un autre compositeur. Je ne suis pas en manque de créativité grâce à mes invités.

RVA : Donc il n'y a jamais le syndrome de la page blanche ?

MOSIMANN : Ah si, tous les jours. Encore plus pour France Inter, où j'attends le dernier moment pour écrire la chronique. Donc je passe des mardis soirs à me dire "qu'est-ce que je vais raconter", donc ça part souvent en délire. D'ailleurs, on peut voir l'évolution de mes cernes au fur et à mesure de la saison (rire).

RVA : Vous arrivez à retrouver le public des réseaux sociaux dans les festivals ?

MOSIMANN : Oui, j'ai des publics très différents. Je me demande souvent si les auditeurs de France Inter viennent à mes spectacles, et j'ai l'impression que oui. Je vois une belle mixité dans le public. Mais, si je m'épanouis dans tout ça, c'est pour la scène. C'est mon exutoire.

RVA : Est-ce qu'il y a une Dream Track impossible ?

MOSIMANN : J'ai voulu faire le malin pour fêter le million d'abonnés sur Instagram en faisant la Dream Track des abonnés. J'ai reçu 1 600 demandes, qu'il a fallu trier à 100 demandes. Ensuite, j'ai passé 12 heures en live sur Twitch pour produire les 15 minutes du Dream Track. Je n'en voyais pas le bout.

RVA : Est-ce qu'il y a des artistes dont tu rêves de faire la Dream Track ?

MOSIMANN : Je rêve de Céline Dion, de Stromae, de Zinedine Zidane, de Jimmy Fallon, de Laurent Garnier. J'ai encore plein de rêves à réaliser.

RVA : Y a encore des choses à faire dans votre carrière de DJ ?

MOSIMANN : Ah bah oui, moi je ne suis qu'au tout début. Il y a encore les États-Unis, l'Amérique du Sud, l'Asie. J'ai l'impression que ça commence à bien fonctionner maintenant, au bout de 20 ans. Donc, quand on entend qu'il faut "20 ans pour réussir du jour au lendemain"… Je le sens bien, surtout dans les jambes après les dates (rire).


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