Deux ans de prison, trois ans d'interdiction de contact avec les victimes et le retrait de son autorité parentale. C'est la peine prononcée mercredi 4 novembre 2026 par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à l'encontre d'Isai Renard, 26 ans.
Cet habitant de Lezoux comparaissait pour deux épisodes de violences commises en août dernier sur son ancienne compagne, âgée de 18 ans, à Brassac-les-Mines. Les faits s'étaient déroulés au domicile de la mère de la jeune femme, en présence de leur enfant de 13 mois.
Déjà incarcéré depuis la fin du mois d'août, le prévenu a été maintenu en détention à l'issue de l'audience.
Sa belle-mère s'était couchée sur sa fille pour la protéger
Les premières violences remontent au 11 août. Le jeune homme avait alors saisi son ancienne compagne par le bras, l'avait poussée contre un mur, puis frappée à coups de poing et de pied. La mère de la victime était intervenue avant qu'il ne reparte avec leur enfant.
Le 29 août, une seconde scène s'était produite au même domicile. Après être entré de force, le prévenu avait de nouveau frappé la jeune femme.
Pour tenter de la protéger, sa mère s'était allongée sur elle alors qu'elle recevait des coups au sol. Elle avait également été victime de violences.
La jeune femme présentait notamment des dents cassées, des ecchymoses et un nez tuméfié. Ses blessures avaient entraîné trois jours d'incapacité totale de travail. Des menaces de mort avaient également été proférées.
À l'audience, le prévenu a reconnu certains gestes violents, tout en contestant leur ampleur. Il a évoqué des « claques » et affirmé que son ancienne compagne l'avait insulté et menacé de partir à l'étranger avec leur fils lors de la seconde altercation.
Le retrait de plainte au cœur des débats
La victime avait finalement retiré sa plainte et ne s'était pas constituée partie civile.
Pour la procureure Jade Godeau, cette décision aurait été prise "sous la pression de l'entourage du prévenu". Une interprétation contestée par la défense.
Me Mohamed Khanifar, avocat du jeune homme, a dénoncé une enquête qu'il jugeait insuffisante. Il a notamment insisté sur les déclarations de son client et sur les lettres adressées par la victime à son ancien compagnon pendant sa détention.
"Vous parlez au nom de la victime, qui ne s’est pas constituée partie civile, alors qu’elle n’est pas d’accord avec vous", a-t-il reproché à la représentante du ministère public.
De son côté, la procureure a souligné la gravité des violences, leur répétition et la présence du jeune enfant. Elle a également rappelé que le prévenu avait déjà été condamné pour des faits de violence, avant de requérir trois ans d'emprisonnement.
Le tribunal, présidé par Charles Gouilhers, a finalement retenu une peine de deux ans de prison, assortie d'une interdiction de contact avec les victimes pendant trois ans.
Les juges ont également décidé de retirer au condamné son autorité parentale sur l'enfant du couple.










