À quelques jours du mois de novembre, les automobilistes qui circulent dans les zones montagneuses du Puy-de-Dôme doivent vérifier leur équipement. Dès ce dimanche 1er novembre, la réglementation hivernale s'appliquera dans 161 communes du département, et ce jusqu'au 31 mars 2027.
Cette obligation concerne les véhicules circulant dans les secteurs définis par arrêté préfectoral, même lorsque les routes ne sont pas enneigées.
Le Puy-de-Dôme fait partie des 34 départements français concernés, mais la mesure ne s'applique pas partout sur son territoire.
Quels équipements sont obligatoires ?
Pour respecter la réglementation, les conducteurs disposent de deux possibilités.
La première consiste à équiper leur véhicule de quatre pneus homologués 3PMSF, reconnaissables au symbole représentant une montagne à trois sommets accompagnée d'un flocon de neige.
Attention : les pneus portant uniquement la mention M+S ne suffisent plus pour satisfaire à cette obligation. Ils doivent être accompagnés de dispositifs antidérapants amovibles.
La seconde solution consiste à conserver dans son véhicule des chaînes ou des chaussettes à neige permettant d'équiper au moins deux roues motrices.
Il n'est donc pas nécessaire de monter des pneus hiver si l'on possède les équipements amovibles réglementaires.
Clermont-Ferrand n'est pas concernée, mais les massifs auvergnats le sont
Dans le Puy-de-Dôme, l'obligation se concentre principalement sur les communes situées en altitude.
Clermont-Ferrand et sa métropole ne sont pas concernées, tout comme la plaine de la Limagne et l'axe autoroutier nord-sud qui traverse le département.
En revanche, les automobilistes doivent être équipés lorsqu'ils se rendent dans les communes concernées de la Chaîne des Puys, à l'ouest de Clermont-Ferrand, ou sur les contreforts du Forez et du Livradois, à l'est.
L'autoroute A89 est notamment concernée à partir de Thiers, selon les indications rapportées.
Pour les habitants de l'agglomération clermontoise, l'obligation peut donc s'appliquer dès lors qu'ils prennent la route vers certaines zones de montagne, même si leur commune de résidence n'est pas soumise à la réglementation.
Une amende de 135 euros évoquée
Les conducteurs qui ne disposent pas des équipements requis s'exposent, selon la réglementation présentée, à une amende de 135 euros et à une éventuelle immobilisation du véhicule.
Toutefois, l'application effective de ces sanctions reste limitée. Jusqu'à présent, les contrôles ont surtout donné lieu à des rappels de la réglementation.
Au-delà de la question des sanctions, ces équipements visent à réduire les risques d'accident et les blocages sur les routes de montagne pendant l'hiver.
La période d'obligation prendra fin le 31 mars 2027.









