Le frère de la victime ne demandait aucune indemnisation. Constitué partie civile, il a expliqué vouloir une peine exemplaire, sans esprit de vengeance. Le tribunal a prononcé un an de prison avec sursis et dix mois de suspension du permis, conformément aux réquisitions du parquet. Cette suspension couvre la période de retrait administratif déjà effectuée après l’accident.
Sur la D996, en montant vers le col de la Croix-Morand, le motard s’est déporté dans un virage et a mortellement percuté un cycliste de 67 ans venant en sens inverse.
Grièvement blessé, il a affirmé à l’audience ne garder aucun souvenir du choc. Il s’est décrit comme un conducteur prudent, formé aux trajectoires auprès de motards de la gendarmerie.
Malgré l’absence d’alcool et de stupéfiants, le parquet a pointé une probable vitesse inadaptée et un manque de prudence, sans faute du cycliste.
La défense a demandé la relaxe, faute d’infraction établie, assurant que l’amnésie du motard ne visait pas à fuir ses responsabilités. Le tribunal n’a pas retenu ces arguments.









