Depuis ce lundi 12 octobre, il est désormais interdit de circuler à vélo ou à trottinette dans les zones piétonnes de la capitale auvergnate. Les usagers doivent obligatoirement descendre de leur engin pour traverser les secteurs concernés.
De nouveaux panneaux de signalisation ont été installés ce lundi matin pour matérialiser cette interdiction, qui concerne 58 rues, places, avenues et impasses réparties dans cinq secteurs : la place de Jaude, le marché Saint-Pierre, la rue Saint-Dominique, le centre historique et la rue Saint-Esprit, ainsi que leurs voies piétonnes adjacentes.
Jusqu'à 150 euros d'amende
Avec cette décision, le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, entend renforcer la sécurité des piétons face aux comportements jugés dangereux de certains utilisateurs de deux-roues.
La municipalité souhaite notamment mettre fin aux situations dans lesquelles des piétons sont frôlés par des vélos ou des trottinettes circulant à une vitesse excessive.
Des contrôles sont annoncés et les contrevenants s'exposent à des amendes allant de 35 à 150 euros. Le renforcement des effectifs de la police municipale doit permettre de multiplier les verbalisations. Les automobilistes stationnant illégalement sur les trottoirs ou les pistes cyclables sont également dans le viseur de la mairie.
Une interdiction difficile à faire respecter ?
Reste désormais la question de l'application de cette nouvelle réglementation. Avec l'augmentation du nombre de vélos et de trottinettes depuis la crise sanitaire, certains secteurs, notamment la place de Jaude, sont devenus des axes de passage particulièrement fréquentés.
L'absence d'itinéraires alternatifs suffisamment développés dans le centre-ville pourrait également compliquer les déplacements des cyclistes. La municipalité mise notamment sur l'achèvement du réseau cyclable autour des boulevards, sans prévoir de nouvelles pistes dans l'hypercentre. Les marquages cyclables présents sur les contre-allées de la place de Jaude devraient par ailleurs disparaître.
Plusieurs dérogations sont toutefois prévues, notamment pour les forces de l'ordre, les professionnels de santé, les facteurs, les personnes en situation de handicap et les enfants de moins de huit ans. Les livreurs de repas ne bénéficient, en revanche, d'aucune exception.










