A l'hypermarché de Lempdes (63), des inspecteurs vérifient l'origine des produits frais

A l'hypermarché de Lempdes (63), des inspecteurs vérifient l'origine des produits frais
Les inspecteurs de la DGCCRF veulent contrer la "francisation" des produits © Xavier G. - RVA

Depuis le début de l'année, le gouvernement a appelé à renforcer les contrôles sur les origines des produits frais. Dans le Puy-de-Dôme, 34 contrôles ont déjà eu lieu en 2024 et certains commerçants ont été sanctionnés.

A Lempdes, l'hypermarché Cora a fait l'objet d'un contrôle des origines de ses produits hier après-midi. Plusieurs inspecteurs de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) accompagné du directeur de cabine du Préfet du Puy-de-Dôme se sont rendus sur place. Une opération surprise pour vérifier la traçabilité des produits.
 

En 2024, 34 contrôles réalisés dans le Puy-de-Dôme

Ces contrôles sur l'origine des produits frais dans les supermarchés sont amenés à se développer. Depuis le début de l'année, 34 établissements ont fait l'objet d'un contrôle sur l'origine de leurs produits. En 2024, ces contrôles ont donné lieu à cinq procès-verbaux, sept injonctions et quatre avertissements. "Des contrôles habituels dont la fréquence a été augmenté mais le ratio de sanctions est équivalent à 2023" précise Jérôme Malet, directeur de cabinet du Préfet du Puy-de-Dôme. Cette année, 125 contrôles seront réalisés au minimum dans tout le département.

Évidemment, la venue inopinée des inspecteurs est essentielle pour que la structure contrôlée ne puisse pas masquer la réalité. Les inspecteurs vont donc contrôler deux points : l'étiquetage des produits et la conformité entre l'origine déclarée et réelle du produit. Ces derniers commencent déjà par une inspection globale du rayon.
 

"On vérifie en priorité si les produits affichés origine France sont bien français"
Un inspecteur de la DGCCRF
 

La provenance du produit est parfois indiquée sur les emballages ou les cartons mais ce n'est pas toujours le cas. Il faut vérifier les bons de commande ou aller dans le stockage et la chambre froide pour vérifier l'origine réel des produits.


 

De lourdes sanctions en cas de fraude

Mais comment savoir s'il s'agit d'un simple manquement ou d'une volonté de tromper le consommateur ? L'inspecteur de la DGCCRF nous répond : "cela va se jouer sur la quantité d'infractions [lors du contrôle], sur le nombre de francisation abusive, les précédents contrôles et la vérification de la publicité".

En cas de manquement et selon la gravité des faits, une contravention de cinquième classe pouvant atteindre 1.500 euros peut s'appliquer contre le commerce. En cas de délit avéré, une peine de deux ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende peuvent être décidé.