« Le » ou « La » COVID-19 ? L’Ifop a mené son étude

« Le » ou « La » COVID-19 ? L’Ifop a mené son étude

Une étude a été réalisée par l’Institut Français d’Opinion Publique pour savoir quel genre utilisé pour le terme « Covid ». L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 048 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 3 au 4 mars 2021.


Près d’un an après l’arrivée du terme « Covid-19 » dans les conversations, la question de son genre ne semble toujours pas avoir été tranchée : dit-on « le » ou « la » Covid ?

Selon l’étude, 56% des Français déclarent genrer le mot « Covid » au masculin, contre 19% au féminin et 25% qui s’efforcent de jongler entre les deux. Il apparaît ainsi que « le » Covid est employé par 81% des Français, soit quasiment deux fois plus que « la » Covid, avec 44%. En parallèle, 57% d’entre eux suivent la recommandation de l’Académie française et déclarent que « Covid » n’est correct qu’au féminin, contre 23% pour le masculin et 20% estimant que les deux genres sont valables. 

Le principal motif pour lequel une majorité des personnes emploi le terme « du » Covid est son usage au tout début de la pandémie : cela reste un motif « déterminant » pour 38% d’entre eux avec une sonorité du masculin considérée comme meilleure (31%) et l’alignement du genre de Covid sur celui de « coronavirus ».
Les autres raisons proposées se révèlent beaucoup moins citées avec seulement 17% qui jugent déterminant dans leur usage le fait que leur entourage emploie Covid au masculin, 16% parce que des médias le font et 12% car beaucoup de termes d’origine étrangère sont employés au masculin en français. Du côté féminin, c’est le contraire : les principales raisons déterminantes pour dire « la » Covid sont toutes liées à l’idée de norme, directement ou indirectement celle posée par l’Académie française. Ainsi, un quart des utilisateurs de Covid au féminin le justifient par la recommandation de l’Académie (déterminante pour 26%) et l’argument linguistique de celle-ci, selon lequel une traduction littérale du terme en français serait forcément au féminin (pour « maladie », 25%). 

En conclusion, il est encore difficile de départager le genre de ce virus, c'est à l'appréciation de chacun d'utilisé féminin ou masculin.